








Le réseau genevois de tramway (37 km, 5 lignes radiales, ~240 000 voyageurs/jour) a atteint la limite de son développement planifié par la LRTP de 1988. La saturation aux heures de pointe, concentrée dans le centre-ville, est structurellement aggravée par la géométrie radiale qui impose un transit par le cœur de la ville.
Une étude exploratoire a confirmé les besoins actuels de déplacement au sein de ce corridor tangentiel. Le bureau a contribué, au sein du groupement Beltec, à l'étude préliminaire ayant pour objectif principal de déterminer et confirmer un tracé de tram qui sera développer ultérieurement lors d'études de détail.
La vision d'une nouvelle infrastructure de transport collectif tangentielle est liée à l'émergence d'une considération différente envers certaines portions du territoire aujourd'hui excentrées et par la même un peu oubliées ou négligées. Au-delà du report modal et de l'efficacité de mobilité, elle offre l'opportunité de reconfigurer l'espace public sur environ 8 km (modes doux, arborisation, maillage inter-quartier). Les futurs arrêts de tram constituent un levier pour créer des transversalités piétonnes jusqu'à 500 m dans les quartiers. Cette contribution à l'émergence d'une nouvelle urbanité influencera également à terme les nouveaux développements encore à planifier.
Le bureau a accompagné le groupement dans toutes les phases de la démarche collective d'étude préliminaire : - Diagnostic territorial : examen de l'existant et des potentiels du territoire, selon le patrimoine, les centralités, le réseau des espaces publics et la problématique de leur « réparation », les aires d'influence des stations, les bassins de population, la définition de l'espace-rue, les ressources et « trésors » du territoire. - Prospective urbaine : projection d'états futurs de la ville selon les tracés étudiés, puis identification des actions et transformations activées par la présence du tram selon le tracé choisi. - Évaluation des variantes (EES élargi) : examen exhaustif et évaluation qualitative des options sous l'angle des duretés patrimoniales et des centralités émergentes. Le bureau a par ailleurs élaboré le plan-guide du projet, document synthétique localisant les options développées au cours de l'étude et discutées avec l'ensemble des parties prenantes (communes, aéroport, État de Genève, etc.) : - maillage des transports publics ; - polarités urbaines desservies et potentiel de régénération ; - potentiels d'amélioration de l'armature des espaces publics ; - potentiels de régénération paysagère et environnementale. Mis à jour en continu tout au long de l'étude, le plan-guide constitue un outil pour assurer la cohérence des actions futures induites par l'implantation des nouvelles lignes. Conçu comme expressif, il transmet aux intervenants ultérieurs l'état consolidé du projet.
Le bureau a contribué à l'étude préalable pour la définition d'un tracé pour les nouvelles lignes de tram projetées lors de toutes les phases de la démarche collective du groupement:
Diagnostic du territoire par un examen de l'existant et des potentiels sur les thèmes: du patrimoine, des centralités, du réseau des espaces publics (problématique de leur «réparation»), des aires d'influence autour des stations, des bassins de population, de la définition de l'espace-rue, de la localisation des ressources et des «trésors» du territoire...
Prospective urbaine par la projection d'états futurs de la «ville» selon les tracés choisis et, après son choix, des actions et transformations potentiellement activées par la présence du tram
Évaluation de variantes (EES élargi) par leur examen exhaustif et leur évaluation qualitative sous l'angle des duretés patrimoniales et des centralités émergentes.
Le plan-guide élaboré par le bureau synthétise et localise les options développées au cours de l'étude et discutées avec toutes les parties prenantes du projet (communes, aéroport, Services de l'état...):
Mis à jour continuellement durant l'étude, le plan-guide s'offre comme un outil de cohérence pour les actions futures sur le territoire induites par l'implantation des nouvelles lignes. Voulu expressif, il communique aux intervenants ultérieurs l'état consolidé actuel du projet
«Le réseau genevois de tramway (37 km, 5 lignes radiales, ~240 000 voyageurs/jour) a atteint la limite de son développement planifié par la LRTP de 1988. La saturation aux heures de pointe, concentrée dans le centre-ville, est structurellement aggravée par la géométrie radiale qui impose un transit par le cœur de la ville. Parallèlement, les flux « tangentiels » (3 à 10 km) dans la couronne urbaine restent quasi exclusivement motorisés, cantonnés au contournement autoroutier ou à la moyenne ceinture. Une étude exploratoire a confirmé l'existence d'un besoin réel et d'un potentiel d'usagers pour un transport public de fréquence élevée avec peu de transbordements. Un tram tangentiel répondrait simultanément à plusieurs exigences : transfert modal vers le bus, réduction du bruit (OPB), baisse des émissions de CO2 (PCC2030), réaménagement « façade à façade » des espaces publics, création de perméabilités pour les modes actifs et recousu du tissu urbain. Sa capacité (3 à 4 fois une voie de circulation) permet en outre de densifier le corridor sans artificialiser davantage le sol, en cohérence avec la stratégie zéro artificialisation nette du Grand Genève. L'infrastructure est flexible : elle autorise différentes configurations (tronc commun, lignes en Y, baïonnette) et un déploiement par étapes. L'attractivité croissante du PAV et de la gare de Lancy-Pont-Rouge ouvre la question d'un axe ouest complémentaire (Onex-Cité → Lancy), à concevoir soit comme prolongement, soit comme infrastructure distincte. Enfin, le projet doit remplir trois objectifs pour la ligne tangentielle : mailler le réseau et décharger le centre, desservir les zones d'habitat, d'emploi et de loisirs, et accompagner la requalification urbaine des axes traversés. L'axe ouest, quant à lui, vise une liaison plus rapide vers l'ouest, une meilleure connexion Onex-Cité/ferroviaire et l'accompagnement des développements Pont-Rouge - Esserts - Onex.» Synthétisé avec EURIA
La vision d'une nouvelle infrastructure de transport collectif tangentielle est liée à l'émergence d'une considération différente envers certaines portions du territoire aujourd'hui excentrées et par la même un peu oubliées ou négligées.
Au-delà de l'efficacité recherchée d'un nouveau tramway dans l'amélioration des conditions de mobilité cantonales et communales et de l'importance d'un report modal sur les transports collectifs comme contribution aux problématiques climatiques, il s'agit ici d'une opportunité de reconfigurer l'espace public sur un tracé d'environ 8km et de contribuer non seulement à améliorer les conditions actuelles des secteurs traversés mais également à accompagner les nouveaux développements urbains par un espace public fort répondant aux nouveaux enjeux contemporains tant en termes de réseaux de transport collectif et de développement de réseaux de modes doux que de contribution a une stratégie d'arborisation renforçant le maillage vert inter-quartier sur les fuseaux concernés.
Simultanément, les futurs arrêts de tram sont une opportunités pour les commune de tisser des transversalité piétonne qui peuvent aller jusqu'à 500 m à l'intérieur des quartiers limitrophes (rayon de desserte indicatif d'un arrêt de tramway)
Cette contribution à l'émergence d'une nouvelle urbanité influencera également à terme les nouveaux développements encore à planifier.
DSM, Office cantonal des transports DT, Office de l'urbanisme
Date de réalisation:
Étude préliminaire 2024-2026
Mandataires:
- Citec, mobilité, pilote du groupement
- Mayor & Beusch, architecture et urbanisme
- Atelier ADR, paysage et espaces publics
- biol conseils, environnement
- sd ingénierie, génie civil ouvrage d'art
- Solfor, génie ferroviaire
- zs ingénieurs civils, génie civil routier
- Arnaud Bosch, historien